Les colères de la raison.

Je le revendique: on ne construit pas une action politique sur la colère. Si l’on peut légitimement avoir des colères, si on peut se révolter contre les injustices, je crois que la colère empêche de voir le fond des choses. Et c’est bien là le fondement de l’action politique: voir le fonds des choses afin de prendre des décisions. J’assume toutes les décisions que j’ai prises, tous les votes au sein du conseil municipal et au sein de la Cor. Il n’y a que ceux qui ne siègent pas qui n’ont pas de choix à faire, vous savez ceux qui se complaisent dans l’opposition systématique sous prétexte que l’autre camp est aux responsabilités, ceux qui ne prennent donc pas de décisions.

images-3

Si je fus amené à approuver certaines orientations comme le transfert de certaines compétences à la cor telle la gestion des musées, des piscines ou des écoles de musiques, c’est bien en concertation avec les usagers de ces services. Oui ce sont des services rendus à la population et c’est bien là, dans l’intérêt de nos amis thizerots, et des habitants de la communauté de communes, que ces compétences doivent être partagées par tous. Peut-on comprendre qu’un enfant d’une commune non adhérente au Sivu, ne puisse se prendre des cours de musique dans la mesure où ils seront facturés au prix fort à ses parents ? C’est donc pour l’égalité de tous que j’ai voté en faveur de ce transfert de compétences. Et la liste est longue.

images-4

Je l’admets, parfois les dossiers sont techniques, il me faut les travailler abondamment. Mais j’ai toujours eu le souci, en dehors des luttes partisanes, de chercher l’intérêt général. Il n’y a que les esprits chagrins qui pensent le contraire. Et nous avons respecté, Anne Reymbaut, Pascale Gauchon et moi-même les engagements pris durant la campagne. Tout se fait en concertation avec les membres de l’association « vivre ensemble à Thizy les Bourgs » qui préparent les conseils avec nous.

Nous ne sommes pas là pour parler de politique austéritaire où je ne sais encore. Le propos est de faire avec ce que l’on a pour l’intérêt de notre commune. Mieux vivre à Thizy ne doit pas être une utopie, mais une réalisation concrète, et je m’y emploierai par des propositions en ce sens. Et puis que faut-il faire quand on a une rentrée d’argent moindre ? N’importe quel père de famille essaie, dans ce cas, de palier au mieux. Certes, je regrette que l’Etat se désengage, certes je regrette la diminution des dotations. Et après ? Une fois le constat fait, quelles décisions prendre ? Celles d’un responsable public responsable et réaliste.

Jérome Tournier